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Damien Pipart

  • 11 mai
  • 3 min de lecture

Interview croisée – Fondation On Seniors Side X Voisins & Soins


Comment est née la rencontre ?


J’ai découvert Voisins & Soins par l’intermédiaire de la Fondation On Seniors’ Side. L’association avait déposé un dossier de demande de subvention et, dans le cadre du processus interne, chaque projet doit être soutenu par un collaborateur du Groupe, qui en devient le parrain.

En découvrant l’association, j’ai été profondément convaincu par la pertinence de son action. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est cette logique d’accompagnement global, au plus près des personnes gravement malades ou en fin de vie. On n’est pas uniquement dans une approche technique, mais dans une présence humaine qui fait pleinement écho à l’esprit de la Fondation : soutenir des projets engagés là où le besoin est nécessaire. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont conduit à m’engager personnellement.


Qu’est-ce qui t’a donné envie de soutenir l’association ?


Mes expériences professionnelle et personnelle m’ont régulièrement confronté à des situations de soins palliatifs. Ce que j’ai observé, c’est qu’au-delà des actes médicaux, il existe un besoin essentiel : celui de la présence humaine au quotidien, de l’écoute et du temps partagé.

Les personnes en situation palliative sont majoritairement âgées et plus exposées à l’isolement. Dans un contexte de tension médicale et de difficultés de recrutement dans l’aide à domicile, les professionnels, aussi engagés soient-ils, ne pourront pas à eux seuls assurer tout ce temps d’accompagnement. C’est précisément là que la société civile a un rôle majeur à jouer. Le projet de Voisins & Soins m’a convaincu car il ne se substitue pas au système de soins : il le complète en mobilisant des voisins bénévoles formés et accompagnés.


Quand tu dis que la société civile a un rôle à jouer, qu’entends-tu concrètement par là ?


Pour moi, la fin de vie est une phase de la vie. Et dans “fin de vie”, il y a d’abord le mot “vie”. La vie, c’est célébrer un anniversaire, partager un gâteau, jouer aux cartes ou discuter. Ce sont des moments simples qui ne devraient pas disparaître. Souvent, ce n’est pas la maladie seule qui les empêche, mais la perte de mobilité et la solitude.

Pour pousser un fauteuil roulant ou partager un goûter, il n’y a pas besoin de diplôme particulier : il faut de l’attention. Ce que j’apprécie chez Voisins & Soins, c’est le cadre proposé. Les bénévoles ne sont pas livrés à eux-mêmes ; ils sont formés et soutenus. Cette préparation permet de rassurer les bénévoles et de leur donner la confiance nécessaire pour agir. L’association rend cet engagement possible, accessible et sécurisant.


Concrètement, que permet le soutien de la Fondation ?


Sélène Lagache (Voisins & Soins) :

« Le soutien de la Fondation nous a permis de renforcer deux piliers essentiels : la formation de nos bénévoles et le soutien psychologique des personnes accompagnées et de leurs proches. »

Elle a donc rendu possible :

  • Le renforcement et la professionnalisation de la formation (30 heures par nouveau bénévole).

  • La consolidation d’un dispositif de soutien psychologique pour les bénéficiaires et les aidants.

« Nous sommes reconnaissants de l’implication du Groupe Damartex. Elle montre que le bien-vieillir est une responsabilité collective qui appelle aujourd’hui l’engagement de davantage d’acteurs. »


Et demain ?


Mon rôle de parrain ne s’arrête pas à l’obtention d’un soutien financier : soutenir un projet, c’est aussi être facilitateur. Je compte suivre l’évolution de près et m’engager autant que possible.

-> Au-delà du financement, le partenariat s’inscrit dans une logique de coopération durable : relais de sensibilisation interne, mise à disposition d’espaces pour former les bénévoles et développement territorial.

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